Premier trimestre optimiste pour l’assurance vie en France

Avec 2,3 milliards d’euros placés en assurance vie, le mois de mars a confirmé la tendance des derniers mois. L’ensemble du premier trimestre 2015 s’est alors soldé par une recette spectaculaire de 6,5 milliards d’euros, pour un total de 21,8 milliards d’euros sur les douze derniers mois.

Un regain d’intérêt

assurance vie en FranceAprès une fin d’année difficile, l’assurance vie retrouve un certain avantage compétitif aux yeux des épargnants en 2015 et a réussi à faire aussi bien qu’au début de l’année 2013 où elle affichait 6,4 milliards d’euros en trois mois. L’Association Française de l’Assurance confirme que les Français préfèrent se tourner vers ce produit de placement plutôt que le Livret A et le Livret de Développement Durable qui n’attirent plus que 3,23 milliards d’euros d’épargne entre janvier et mars.

En effet, le taux d’intérêt du Livret A et du LDD a été réduit à 1,25 % net en août 2014. Comparé au rendement moyen des fonds en euros avoisinant les 2,76 % en 2013, le taux est certes plus bas qu’auparavant mais il demeure nettement plus rémunérateur. Même si la performance du placement préféré des Français n’a pas dépassé 2,5 % à 2,6 % en 2014, elle devrait donc continuer à offrir un excédent non négligeable, sans parler du cadre fiscal avantageux. L’année 2015 a par conséquent démarré en beauté et les versements sur les fonds en unités de compte ont augmenté de 38 % par rapport à 2014. Ils représentent ainsi 21 % des cotisations collectées par les sociétés d’assurances avec 7,2 milliards d’euros.

Une bonne nouvelle pour les assurés ?

L’assurance vie demeure sans aucun doute le placement prisé du moment aux côtés du Plan Épargne Logement. Toutefois, l’impressionnante collecte n’est pas forcément synonyme de bonne nouvelle. En effet, la majeure partie des sommes versées est orientée vers les fonds en euros dont le capital est garanti. Les compagnies d’assurance investissent les fonds recueillis dans des actifs sûrs qui sont principalement des obligations, mais la baisse des taux a déjà réduit les rendements au cours des dernières années et rien ne semble enjoliver l’avenir.

L’espoir réside heureusement dans le renouvellement progressif des portefeuilles qui contraint les organismes financiers à acheter des obligations avec des taux plafonnés. Néanmoins, les titres acquis aujourd’hui risquent de peser lourdement sur les futurs rendements mais aussi sur la rentabilité des assureurs, d’autant plus que la collecte est très élevée en ce moment. Pour conclure, les épargnants pourraient bien payer demain leur engouement actuel pour l’assurance vie.

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